Stigmates

Carine Adolfini

La grâce de Dieu est sans limites mais « si tu lèves les mains et les yeux au ciel et que tu détournes l’oreille pour ne pas écouter la loi, ta prière alors est une abomination « 

Tu implores l’ordre à tes rêves fuyants pourtant il t’a donné l’équerre, il t’a montré la source et tu bois à la terre. Les sillons sont les blessures de tes souillures, regarde, une larme a dilué l’azur, comme une brume d’épine la buée de son cri, une trace de sang pur, une rature sur l’infini. Chaque faute essuyée est un clou au tombeau, chaque erreur expiée une menace sur le berceau. Le ciel cicatrise au fil du néant, au prix du jour, mais à l’aiguille du pardon perle le temps de son retour.

Si tu n’entends pas…vois.

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Dernière parution

Dernière parution

Le poème qui mêle ici les bouts de vie d’un village aux échos des absents, creuse un nouveau chemin semé d’empreintes et invite à une marche à demi-pas sur l’évanescence du temps.
« Que dire quand les souvenirs traversent les pierres, bousculent l’instant ? Que dire de cette lumière pure glissée sous la vieille porte qui recommence le lieu ? »
« C’est juste un peu de lointain tremblé d’élans ratés, un sous bruit de bleuet à peine frôlant voix, presque rien retenu dans son unique chance de surface. »
« Jadis ici sans entretoise »

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À portée de main

À portée de main

     1 En haut, notre seuille ciel comme un champ de stèlesle rien de sa chutele ciel, fausse coucheangle mort des lumières refuséescriblé de lueurs en retard, vieuxdes retours épuisés, pâledu reflet des leverssur l’os des rayons. Pauvre ciel, caveau...

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2 Commentaires

  1. Claude

    Quel talent

    Réponse

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