Extrait en musique de Ma béance ta demeure avec les peintures de Picasso, Soulages, Tapies, Gao Xingjian-

Carine Adolfini

Mon amour,
Je vénère la sève qui a lié nos corps
Je veux vivre du désir de rester dans l’aurore
Demeurer dans l’ardeur qui ensemble nous tient
Dans la spirale du proche qui aspire le lointain
Juste ta main peut soulever l’espace
Pression douce du chaos qui étreint la lumière
Pour gagner le ciel nous acceptons la brèche
Serrés contre l’instant à l’orée de l’élan.

Mais après nous l’opaque

Tendre danger des envols hâtés
La soif demeure quand le terme est atteint
Il nous faut fouler sans cesse les matins
Donner à chaque cendre une peau, une voix
Se retourner sur la cime sans bord
Pour retrouver l’ivresse de l’essor
Faisons face à la ronce qui écorche la fleur
Et cueillions le parfum de l’iris qui meurt.

Mourir encore, mourir et revenir…

 

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Dernière parution

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Le poème qui mêle ici les bouts de vie d’un village aux échos des absents, creuse un nouveau chemin semé d’empreintes et invite à une marche à demi-pas sur l’évanescence du temps.
« Que dire quand les souvenirs traversent les pierres, bousculent l’instant ? Que dire de cette lumière pure glissée sous la vieille porte qui recommence le lieu ? »
« C’est juste un peu de lointain tremblé d’élans ratés, un sous bruit de bleuet à peine frôlant voix, presque rien retenu dans son unique chance de surface. »
« Jadis ici sans entretoise »

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