De la photo (Nous ne sommes que des souvenirs)

Carine Adolfini
Nous ne sommes que des souvenirs...

Un jour étranger dans le temps exil du présent

Voilà ce qui reste de ce qui a suivi
Un cimetière debout
De l’instant pour l’autre une vieille rivière

Quelque chose est là comme j’étais dans ma mère

C’est dans l’âge d’un tiroir sentir un parfum clair

Une fleur coupée la sépia du vivant

L’échappée du moment
Une odeur en retard la présence du loin

Comme au troisième jour la couleur du rien
Le braille de la lumière de l’hier sur la peau
La rachat du temps comme le retour de l’eau

Image dans l’image vie survie vertige suspendu

Cercle viscéral vestige de la roue.

(In Un peu plus de deux mois – Photo Claude Giannini)

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Dernière parution

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Le poème qui mêle ici les bouts de vie d’un village aux échos des absents, creuse un nouveau chemin semé d’empreintes et invite à une marche à demi-pas sur l’évanescence du temps.
« Que dire quand les souvenirs traversent les pierres, bousculent l’instant ? Que dire de cette lumière pure glissée sous la vieille porte qui recommence le lieu ? »
« C’est juste un peu de lointain tremblé d’élans ratés, un sous bruit de bleuet à peine frôlant voix, presque rien retenu dans son unique chance de surface. »
« Jadis ici sans entretoise »

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À portée de main

À portée de main

     1 En haut, notre seuille ciel comme un champ de stèlesle rien de sa chutele ciel, fausse coucheangle mort des lumières refuséescriblé de lueurs en retard, vieuxdes retours épuisés, pâledu reflet des leverssur l’os des rayons. Pauvre ciel, caveau...

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