Dormance

Carine Adolfini

Parfois il y a de l’espace à n’en plus finir de l’ailleurs à en tromper l’œil
alors qu’on voudrait un seuil                     juste pour ne pas le franchir être un peu dedans se contenir,

un seuil                                 pour ici à l’heure de le dire, comme une distance avec ce qui s’étire.
À s’user aux horizons on voit à travers la peau le ciel finissant. On n’est plus que bleu battant pulsations de vide soulevées de silence. Contre la transparence,                     on voudrait se couvrir d’une frontière, se plisser encore sous des linges de l’eau, épaissir nos images, boire du regard en surface la rondeur floue du temps.
Alors on s’entrelace on s’enroule à rebours dans l’âme de l’instant
Alors on se donne à voir et plus rien ne compte que nos regards miroirs comme de jeunes soleils au centre de l’étang. (Inédit Carine Adolfini- Photo : Étang U Chjurlinu, Biguglia Corse)

Vous serez peut-être intéressé aussi par …

Dernière parution

Dernière parution

Le poème qui mêle ici les bouts de vie d’un village aux échos des absents, creuse un nouveau chemin semé d’empreintes et invite à une marche à demi-pas sur l’évanescence du temps.
« Que dire quand les souvenirs traversent les pierres, bousculent l’instant ? Que dire de cette lumière pure glissée sous la vieille porte qui recommence le lieu ? »
« C’est juste un peu de lointain tremblé d’élans ratés, un sous bruit de bleuet à peine frôlant voix, presque rien retenu dans son unique chance de surface. »
« Jadis ici sans entretoise »

lire plus
À portée de main

À portée de main

     1 En haut, notre seuille ciel comme un champ de stèlesle rien de sa chutele ciel, fausse coucheangle mort des lumières refuséescriblé de lueurs en retard, vieuxdes retours épuisés, pâledu reflet des leverssur l’os des rayons. Pauvre ciel, caveau...

lire plus

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.